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La crise? «C'est 750 millions de francs par semaine»

Bundesrat Ueli Maurer spricht waehrend der Debatte um das Covid-19-Gesetz, waehrend der Fruehlingssession der Eidgenoessischen Raete, am Donnerstag, 18. Maerz 2021, im Nationalrat in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Image: KEYSTONE

Ueli Maurer s'est dit préoccupé par la dette que génère la situation sanitaire en Suisse. Selon lui, un laps de temps de 15 à 20 ans sera nécessaire pour s'en remettre.



750 millions de francs. Le ministre des finances Ueli Maurer a dévoilé samedi combien coûte la crise par semaine en Suisse.

Il a par ailleurs indiqué que la Confédération a dépensé 15 milliards en 2020 et que 23 milliards ont déjà été adoptés en 2021.

Prenant en compte encore d'autres coûts supplémentaires, il estime que 50 milliards vont être dépensés pendant cette crise. A cela s'ajoutent un endettement de cinq milliards pour le chômage ainsi qu'une baisse de revenus de 5 à 10 milliards.

Pas créer de faux espoirs

Il s'est dit préoccupé par cette dette qui devra être prise en charge par «nos enfants et nos jeunes». Il estime qu'un laps de temps de 15 à 20 ans sera nécessaire pour cela. Et d'ajouter encore que le frein à l'endettement, inscrit dans la Constitution, pourra être de nouveau respecté dès 2024.

Le conseiller fédéral a par ailleurs avancé que le gouvernement ne souhaite pas créer des faux espoirs au sein de la population.

«On va y aller pas à pas»

«Dans les semaines et mois à venir, on n'aura pas vraiment d'assouplissements conséquents, on va y aller pas à pas.» Même s'il souligne se rendre compte à quel point c'est difficile pour les personnes touchées par la crise, pour «les dizaines de milliers de familles qui n'ont plus assez de revenus et n'arrivent plus à payer leurs factures».

«Liberté de pensée en danger»

Outre ces aspects, Ueli Maurer met en garde de «ne pas dérailler dans la tâche de l'Etat». Il s'est montré préoccupé par le fait que, «dans notre démocratie directe», des personnes n'osent plus dire à haute voix ce qu'elles pensent, de peur d'être mises à l'écart. «Notre liberté de pensée et de parole est en danger.»

Il trouve le phénomène «dangereux, pour notre vie sociale, notre cohésion, notre Etat» et a même dit avoir parfois l'impression d'être dans une «secte». Dénonçant «l'Etat central qui résout tous les problèmes», il a appelé à garder son esprit critique et à ce que le peuple redevienne souverain. (sda/ats)

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